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May 16 Histoire : Que devient Jacques Chirac ?
Dans les bureaux parisiens de Jacques Chirac, rue de Lille, à deux pas de l'Assemblée nationale et de l'ancien siège du RPR, quelques personnes s'affairent dans la cuisine. Ces proches de l'ancien président glissent dans des enveloppes des cartons d'invitation à la journée de lancement de la Fondation Chirac, qui se déroulera le 9 juin au Musée du quai Branly. Un événement qui marquera le retour de Jacques Chirac. Depuis qu'il a quitté l'Élysée, le 16 mai 2007, au terme de douze années de mandat, transmettant ses pouvoirs à Nicolas Sarkozy, grand triomphateur d'une élection présidentielle que le chef de l'État sortant a regardée en spectateur plus qu'en acteur. Ce jour-là, après un bref tête-à-tête dans le bureau présidentiel, le nouvel hôte des lieux prend congé de son prédécesseur. Dans un geste rappelant sa fameuse traversée de Paris au soir de sa victoire, le 7 mai 1995, Chirac adresse un salut de la main par la fenêtre de sa voiture. Sous les applaudissements, souvent émus, de ses conseillers et des personnels de l'Élysée, il part vers une vie nouvelle. Il part vers l'inconnu. Depuis ce 16 mai 2007, cet homme d'action qui, pendant quarante ans, a occupé le devant de la scène, bataillé sur tous les fronts et exercé tous les pouvoirs, a tourné la page. Il a dû inventer sa place dans la République, celle d'un ancien président qui a quitté définitivement la politique. Une situation sans précédent, alors qu'à son départ de l'Élysée, en 1981, Valéry Giscard d'Estaing rêvait de reconquête. Retiré de la politique, Jacques Chirac, âgé aujourd'hui de 75 ans, s'est fait une règle d'or de ne gêner en rien son successeur. «Quand vous avez exercé des fonctions qui sont aujourd'hui exercées par d'autres, appartenant à votre camp, vous n'avez pas à les critiquer. D'ailleurs, je ne critique ni mes prédécesseurs ni mes successeurs. C'est une règle à laquelle je me plie tout à fait spontanément», déclare au Figaro l'ancien président, qui interdit aux membres de son cabinet toute déclaration sur Nicolas Sarkozy. Lui-même se refuse à commenter les récentes critiques du président de la République et le procès en immobilisme fait dans les rangs de l'UMP. «Il est au-dessus de tout ça. Il a été l'objet de tellement d'attaques qu'il a appris à y attacher le moins d'importance possible», fait valoir le très chiraquien Henri Cuq. «Mais on sait ce qu'il pense. Son sourire est significatif», ajoute l'ancien ministre. Jean-Pierre Raffarin, lui, est «mal à l'aise en entendant les piques qui sont adressées sur l'action passée». «Une majorité de la majorité souhaite qu'on se mobilise dans l'union sur les projets d'avenir plutôt qu'entretenir les tensions du passé», assure l'ancien premier ministre. Muet sur la situation politique, Jacques Chirac répète qu'il entend «servir autrement», avec toujours la même détermination et le même enthousiasme. De l'avis de ses proches, il n'a jamais été homme «à pleurer sur le lait renversé». «Je ne regrette rien, confie-t-il lui-même au Figaro. C'est mon côté Piaf.» «Jacques Chirac n'est pas emprisonné par son passé. Il a son projet, ses perspectives. Il est tourné vers l'avenir», affirme Jean-Pierre Raffarin, qui lui a téléphoné cette semaine encore. L'avenir, pour Jacques Chirac, dont beaucoup soulignent qu'il a mal vécu ses premiers mois de retraité, c'est sa Fondation. Il en a rappelé les objectifs mardi soir, à ses anciens collaborateurs élyséens, qu'il avait invités à une réception au Centre Pompidou : «J'ai souhaité, à la place qui est désormais la mienne, poursuivre les combats de toute ma vie, en créant une Fondation. Ces combats, ce sont ceux de la justice et de la paix, de la solidarité et de la dignité, du développement durable et du dialogue des cultures.» Après l'inévitable parcours du combattant devant le Conseil d'État, la Fondation Chirac, dont l'association de préfiguration est présidée par Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI, a été reconnue d'utilité publique en mars. Elle est dotée d'un comité d'honneur prestigieux où siègent notamment Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU, les Prix Nobel de la paix Rajendra Pachauri, Mohammad Yunus et Rigoberta Menchu, le Polonais Bronislaw Geremek, le secrétaire général de la francophonie Abdou Diouf ou le chanteur Youssou N'Dour. Le 20 mai, se tiendra le premier conseil d'administration qui élira le bureau de la Fondation. Très bientôt, elle s'installera dans des locaux près de la rue de Lille, dans le VIIe ou le VIIIe. L'idée est de créer une structure légère : «Ce sera plutôt une équipe de chevaux-légers qu'une panzer division. On privilégie les projets sur la structure», explique Valérie Terranova, secrétaire général de l'association de préfiguration. La Fondation travaillera en réseau avec des ONG, d'autres fondations, des entreprises, des institutions internationales. Elle agira en Afrique, bien sûr en raison des situations d'urgence et des fidélités de Jacques Chirac, «mais pas exclusivement», ajoute Valérie Terranova. Devant ses anciens collaborateurs, Chirac a précisé mardi soir quelles seront ses priorités d'action : «la lutte contre la déforestation, la lutte contre la mort des langues et l'accès à l'eau et aux médicaments». Des domaines qui «déterminent aujourd'hui les conditions d'une paix durable pour demain», a-t-il dit . Et qui correspondent à ses engagements de toujours. «Sur tous ces sujets, comme sur le dialogue des cultures, l'appellation d'origine contrôlée Chirac, ça veut dire quelque chose dans le monde», fait valoir Valérie Terranova. Un ancien collaborateur se réjouit que la Fondation soit désormais sur les rails : «Chirac va reprendre plus d'activité. Il a besoin d'action. Ce n'est pas un contemplatif.» Coïncidant avec le lancement de la Fondation, une autre structure chiraquienne va s'installer la semaine prochaine dans ses meubles, avenue de La Motte-Picquet : l'association «avec le président Chirac ses amis rassemblés autour de ses valeurs». Elle est présidée par Henri Cuq, avec comme vice-présidents, l'ancien ministre Nelly Olin et Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider. Jacques Toubon a largement contribué à la mise en place de cette association qui prétend être un lieu de rencontre pour les fidèles de l'ancien chef de l'État et de recherche sur son action et les valeurs qu'il a défendues tout au long de sa carrière. À la manière de la Fondation François Mitterrand qui continue à entretenir la flamme. Mais ce ne sera en aucun cas «un outil politique», affirme Henri Cuq. Jean-Pierre Raffarin, qui a récemment remis au président chinois Hu Jintao une lettre de Ja cques Chirac qui avait dû annuler sa visite en Chine, souligne que l'ancien président suit avec toujours la même «acuité» la situation internationale. Préoccupé par les émeutes de la faim, il est aussi très attentif au drame du Liban. Il estime que la France et la communauté internationale doivent mettre fermement en garde la Syrie et l'Iran contre toute atteinte à l'intégrité physique des responsables libanais, notamment Fouad Siniora, Saad Hariri et Walid Joumblatt. Il s'agit à ses yeux d'«une ligne rouge» que Damas et Téhéran ne doivent en aucun cas franchir. Au Centre Pompidou, mardi soir, tout le monde était très attentif à l'état de santé de l'ancien patron, qui a subi en avril la pose d'un pacemaker. Ses ex-collaborateurs sont repartis confiants. Chirac a fait la fermeture ou presque, quittant la réception parmi les derniers. Après son triomphe au Salon de l'agriculture, fin février, le carré des fidèles a vu un signe encourageant dans la dernière livraison du baromètre Ifop-Paris Match : l'ancien président se hisse à la troisième place du classement, à 68 %, gagnant quatre points en un mois. Démocratie : Jusqu’où la France doit elle aller pour sauver Ingrid Betancourt ?
Sans langue de bois et sans pour autant relayer au deuxième plan la situation « humanitaire » d’Ingrid Betancourt, pensez vous sérieusement que la France s’investirait autant s’il s’agissait de votre sœur, d’un voisin, d’un ami ?
Certainement pas, à en juger par les quelques français et françaises (non médiatisés) qui croupissent dans diverses geôles à travers le monde, faute d’appartenir à une famille richissime. Ce qui m’inquiète également dans cette affaire, c’est la manipulation de la population française, en restreignant l’information. On présente encore dernièrement Uribe (Président de la Colombie) comme un « mauvais garçon » qui empêche par ses actions autoritaires, la libération d’otage. Mieux encore, on auréole le président vénézuélien Chavez comme un « sauveur » providentiel, interlocuteur privilégié avec les FARC qui passent pour des « résistants », des révolutionnaires contre un pouvoir qu’ils estiment corrompu. Mais qu’en est-il exactement ? Depuis son maintien dictatorial à la présidence du Venezuela, Chavez continu tranquillement de spolier les paysans de leurs propriétés (en les rachetant à un prix dérisoire forcé ou simplement en les faisant disparaitre), la famille Chavez est devenu à ce jour l’une dès plus grandes propriétaires de terres agricoles. De plus, de fortes préemptions planent sur du blanchiment d’argent des narcotrafiquants. Et les Farc dans tout cela me direz-vous ? Depuis qu’Uribe est Président de la Colombie, il s’est engagé avec force contre le trafic de drogue, poussant ainsi les narcotrafiquants à rentrer en «révolution armée » pour sauvegarder leurs intérêts. Retranché par des défaites militaires, ils exportent principalement leurs drogues via le Venezuela, Chavez leur permettant de blanchir leurs narcodollars, d’acheter des armes et de se réfugier temporairement en terre vénézuélienne. Cette "simple" synthèse de la situation amène une question : La France doit elle continuer à traiter avec de telles personnalités ?, à vous de juger …
( 1 700 morts par an en France dû à la drogue dure ) Christine Lagarde : "La croissance 2007 meilleure que prévue"
Révisée à la hausse. Christine Lagarde a annoncé jeudi que la croissance de l'économie française en 2007 a atteint 2,2 % contre une précédente estimation de 1,9 % de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques). "Vous avez devant vous un ministre de l'Économie qui se réjouit et qui jubile", s'est-elle enflammée sur Europe 1, ravie de délivrer la bonne nouvelle. Ce chiffre conforte en effet la fourchette, comprise entre 2 % et 2,5 %, sur laquelle le gouvernement s'était appuyé pour construire le budget de 2007. La ministre de l'Économie se flatte d'avoir toujours cru en ce scénario favorable : "On s'est beaucoup moqué de moi quand j'ai dit que nous ferions au moins 2 %. Ce n'est pas une divine surprise parce que l'économie française a créé plus de 328.000 emplois. Il me paraissait impossible que l'on ressorte avec une croissance de seulement 1,9 %", a-t-elle assuré, pleine de confiance. La dette publique de la France en 2007 a donc été revue à la baisse à 63,9 % du PIB, contre 64,2 % précédemment, en raison de la croissance du PIB, plus élevée que prévu. Christine Lagarde a aussi indiqué que la croissance s'établissait à 0,6 % au premier trimestre 2008, un chiffre encourageant, porté notamment par l'investissement des entreprises et le dynamisme des exportations. Ce dont s'est félicité la ministre de l'Économie. Nicolas Sarkozy : Le service minimum à l'écolePour le service minimum à l'école, Nicolas Sarkozy fera le maximum. C'est en substance ce que le chef de l'État a dit, jeudi, aux Français. Mais pourquoi ne pas laisser son ministre, Xavier Darcos, en faire l'annonce ? «Il ne voulait pas laisser passer une promesse clé de son programme de candidat», justifie son entourage. À la vérité, le service minimum dans les écoles présente un double avantage : c'est une idée concrète et une proposition très populaire. Depuis quinze jours, le chef de l'État a suivi de près les sondages publiés dans la presse sur ce thème. À chaque fois, les sondés étaient majoritairement en faveur de cette mesure. Les sondages réalisés par le gouvernement indiquaient une adhésion «encore plus massive des parents d'élèves», selon un ministre. Pour Nicolas Sarkozy, cette montée en première ligne est donc une occasion de mettre en valeur sa détermination à appliquer une promesse qui plaît. C'est aussi une occasion de tourner la page de ces quelques jours, après le revers essuyé à l'Assemblée sur le projet de loi OGM. Nicolas Sarkozy a d'abord laissé son ministre de l'Éducation préparer le terrain. Quand Xavier Darcos a redit, il y a une semaine, qu'il n'entendait rien céder sur le service minimum, le chef de l'État l'a assuré de son soutien. Mais il est resté relativement en retrait, laissant Xavier Darcos gérer les relations avec les partenaires sociaux. Entre-temps, la mobilisation des lycéens contre les suppressions de postes s'est essoufflée. «Les syndicats d'enseignants, qui espéraient surfer sur cette première mobilisation, se sont rendu compte que leur position face à l'opinion était plus fragile qu'ils ne l'avaient prévu», commente un élu. Pour le président de la République, toujours en difficulté dans les sondages, le thème du service minimum est donc pain bénit. C'est un sujet de «politique quotidienne», selon la formule de l'un de ses conseillers, comme Sarkozy les aime. Nicolas Sarkozy a donc finalement décidé de s'exprimer jeudi matin, à la fois pour pousser son avantage sur ce thème et se rappeler au bon souvenir des Français, le jour où les chiffres de la croissance française publiés par l'Insee s'avèrent supérieurs de 0,3 point à la précédente estimation de l'Insee. En annonçant qu'une loi sera votée qui donnera un droit à l'accueil des enfants les jours de grève, Nicolas Sarkozy reprend aussi l'un de ses thèmes fétiches. Il avait fait campagne sur le thème du droit opposable au logement complexe à mettre en œuvre. C'est d'ailleurs pour la même raison que la plupart des maires, y compris UMP, restent réticents face à cette mesure d'accueil à l'école qu'ils jugent difficile à appliquer. Mais il ne déplaît pas à l'Élysée de mettre les élus devant l'obligation d'obtempérer. Une façon de prendre l'opinion à témoin. May 15 International : Le Liban face a son destin
Le gouvernement libanais a abrogé, mercredi 14 mai, les deux mesures prises à l'encontre du Hezbollah, qui avaient conduit aux pires affrontements intercommunautaires au Liban depuis la fin de la guerre civile dans ce pays en 1990. Les mesures en question – la mise hors la loi du réseau privé de télécommunications du Hezbollah et le limogeage du responsable de la sécurité de l'aéroport international de Beyrouth, jugé proche du mouvement chiite – ont été annulées afin de préserver la paix civile et faciliter la médiation de la Ligue arabe, précise l'exécutif, dans un communiqué. "Le gouvernement a décidé d'accepter la recommandation du commandant de l'armée (...) qui plaide notamment pour l'abrogation des deux décisions", a déclaré le ministre de l'information, Ghazi Al Aridi, donnant lecture du document. "Nous nous félicitons de l'initiative du gouvernement et nous la considérons comme un prélude à la fin de notre campagne de désobéissance civile", a, par la suite, déclaré un représentant de l'opposition, emmenée par le Hezbollah, précisant que cette campagne ne prendrait fin qu'avec l'ouverture de négociations. L'annonce de ces discussions est attendue jeudi, a-t-il ajouté. Cette annonce intervient au moment même où une délégation arabe dirigée par le premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Hamad Ben Jassem Al-Thani, et comprenant le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a débuté une médiation mercredi entre la majorité antisyrienne et l'opposition, appuyée par la Syrie et l'Iran. Les médiateurs de la Ligue sont arrivés à Beyrouth à bord d'un vol privé, l'aéroport international étant fermé depuis le limogeage du chef de la sécurité. Mercredi, les miliciens du Hezbollah ont levé leurs barrages routiers pour permettre au cortège de la Ligue arabe de gagner la capitale à partir de l'aéroport. Si elle parvient à désamorcer la tension, la délégation de la Ligue pourrait inviter les dirigeants libanais rivaux à se rendre au Qatar pour des discussions visant à régler leur contentieux politique de fond portant sur le partage du pouvoir et la définition d'une nouvelle loi électorale, dit-on de même source. A Jérusalem, George Bush a accusé mercredi l'Iran de chercher à déstabiliser le Liban par Hezbollah interposé. "Il s'agit-là d'une tentative de l'Iran pour déstabiliser la jeune démocratie" libanaise, a dit le président américain en promettant de rester au côté du Liban. Son homologue israélien, Shimon Pérès, avait, quant à lui, déclaré : "Le Hezbollah est tout simplement en train de détruire le Liban." Politique : Royal contre-attaque
Après l'offensive de Bertrand Delanoë, la contre-attaque de Ségolène Royal. Hier, devant une quinzaine de journalistes réunis dans son QG du boulevard Raspail à Paris, l'ex-candidate à la présidentielle a avancé quelques pions en perspective du prochain congrès du PS qui se tiendra du 14 au 16 novembre à Reims (Marne). Sans se déclarer officiellement candidate à la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire, la présidente de Poitou-Charentes cache de moins en moins ses intentions : « Je pars dans ce congrès pour être majoritaire, mais sans compromission », s'est-elle ainsi avancée. A-t-elle vraiment le choix ? Populaire parmi les Français, son grand rival, le maire de Paris, enregistre dans plusieurs sondages parus ces dernières semaines une poussée chez les sympathisants socialistes. Là où justement Royal gardait plusieurs longueurs d'avance. Selon un sondage Ipsos pour « le Point » qui paraît aujourd'hui, Bertrand Delanoë devance l'ex-candidate de plus de 10 points parmi les sympathisants pour diriger le PS (52 % contre 40 %). Prévoyant une lente montée en puissance d'ici au congrès, le maire de Paris publie son livre d'entretiens avec Laurent Joffrin - le directeur de « Libération » - jeudi prochain. Institutions : La commission des lois de l'Assemblée a adopté le projet de loi
La commission des lois de l'Assemblée a adopté dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15 mai, après l'avoir amendé, le projet de loi constitutionnelle réformant les institutions, sans les voix du PS qui a voté contre. Une soixantaine d'amendements ont été adoptés, sur les 300 déposés sur ce texte comptant 35 articles, et que les députés examineront en séance publique à partir du mardi 20 mai. En séance de nuit, la commission a adopté les derniers amendements, dont toute une série concernant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et un relatif à l'adhésion d'un nouvel Etat à l'Union européenne (UE). Concernant le CSM, un amendement adopté établit, pour la formation disciplinaire, une parité entre magistrats et non magistrats ; un autre prévoit une présidence tournante du CSM, tous les quatre ans, par des personnalités qualifiées. A propos de la procédure pour l'entrée de nouveaux pays dans l'Union européenne, l'amendement du rapporteur et président de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), précise que toute nouvelle adhésion sera soumise à référendum uniquement "lorsque la population de cet Etat représente plus de cinq pour cent de la population de l'Union". Dans sa séance de l'après-midi, la commission a adopté un amendement de Noël Mamère (Verts) qui précise que les auditions faites par les commissions sont publiques sauf si elles en décident autrement. Un amendement de Jean-Luc Warsmann voté supprime l'article du texte qui offrait la possibilité au Parlement d'adopter des résolutions n'ayant pas de valeur contraignante. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) a fait voter un amendement qui demande au gouvernement d'informer "le Parlement des interventions des forces armées à l'étranger dans les trois jours" et "précise les objectifs poursuivis et les effectifs engagés". Dans la matinée, d'autres amendements avaient été votés comme celui du SRC qui supprime l'article 3 du projet de loi fixant un minimum et un maximum du nombre de ministres. Une série d'amendements du rapporteur avaient été retenus, dont un qui dispose que le président de la République "ne peut procéder à une nomination lorsque la réunion des commissions permanentes compétentes a émis un avis négatif à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés". Un autre amendement du rapporteur avait été adopté malgré l'opposition des socialistes qui dispose que le chef de l'Etat "peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès" et que "sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote". Un autre amendement socialiste avait été également adopté qui précise que les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec tout mandat parlementaire, tout mandat de maire d'une commune de plus de 20 000 habitants, de président d'un conseil général ou régional et de "toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle". Enfin, un amendement du rapporteur avait été retenu qui précise que le nombre de députés ne peut excéder 577 et celui de sénateurs 348. Budget : l'avertissement de Bruxelles à la France![]() Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques. La menace budgétaire européenne sur la France se précise. La Commission de Bruxelles s'apprête à adresser une recommandation «précoce» à Paris, dont les déficits devraient flirter avec les 3 % du PIB en 2009, soit la limite fixée par le pacte de stabilité.
Cette mise en garde devrait intervenir le 28 mai, jour de la réunion hebdomadaire du collège des commissaires, soit une semaine avant la prochaine réunion de l'Eurogroupe, précisément consacrée au cas français. «Nous sommes prêts à prendre une décision», a confirmé mercredi Joaquin Almunia, qui s'interroge encore sur le choix des instruments. Un véritable débat sémantique. Contrairement à un «avertissement», dont l'adoption nécessite une majorité qualifiée au sein de l'Ecofin, une «recommandation» ou un «avis» de la Commission est censé avoir un effet immédiat sur le gouvernement français. En revanche, celui-ci n'a aucune portée juridique contraignante et n'ouvre pas davantage à cette étape la voie à la procédure pour déficit excessif, prévue dans les traités. La clémence pourrait prévaloir. Signe des temps, l'Eurogroupe a, mercredi soir, discrètement escamoté de ses conclusions finales la référence à 2010 comme échéance fixée à la France pour parvenir à l'équilibre budgétaire. Compte tenu du ralentissement économique qui prévaut en Europe, Paris dispose officieusement de deux années supplémentaires pour assainir ses finances publiques, ce qui correspond à la fin de la législature. Autant dire que l'avertissement a surtout une valeur symbolique, que la Commission européenne entend bien exploiter. À un mois et demi du début de sa présidence de l'UE, «la France serait le seul membre de la zone euro à porter le bonnet d'âne», explique-t-on à Bruxelles. Pour leur part, les finances publiques italiennes, bien que fragiles, demeurent un peu plus éloignées de la ligne rouge communautaire. La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, voit d'abord dans le signal de Bruxelles un simple «encouragement» à poursuivre les réformes. Bercy juge trop pessimiste le scénario de croissance élaboré par la Commission pour 2009 (1,4 %) et s'attend, pour 2007, à ce que l'Insee révise aujourd'hui à la hausse ses prévisions de croissance. «Si la hausse du PIB devait atteindre 2 % en 2007 (contre 1,9 % dans les estimations provisoires de l'Insee et 1,6 % selon Bruxelles), l'acquis de croissance pour 2008 serait déjà de 1,4 %. Et dans ce cas, l'avertissement de la Commission deviendrait naturellement caduc», estime-t-on à Bercy. À l'Élysée, on accueille la menace bruxelloise avec un simple haussement d'épaules. Seul Jean-Pierre Jouyet prend l'avertissement au sérieux. Faute d'une «gestion publique véritablement maîtrisée»,«il est évident que cela affecterait la crédibilité de notre présidence», estime le secrétaire d'État aux Affaires européennes. May 14 Pouvoir d'achat : Les prix s'envolent en grande surfaceLes biens de grande consommation dans les grandes surfaces affichent des prix en hausse de 5,3% sur un an, selon l'Insee. Un chiffre jamais vu au cours des dix dernières années. A la même époque l'an dernier, l'indice ne s'appréciait que de 0,2% sur un an.
Au cours du seul mois d'avril, l'indice des prix de grande consommation dans les grandes surfaces a encore augmenté de 0,3% après une hausse de 0,2% en mars. Selon l'Insee, au cours des trois derniers mois, les prix dans la grande distribution ont augmenté de 1,4% alors que sur la même période l'an dernier, il avait baissé de 0,3%. Les produits alimentaires hors produits frais arrivent en tête des augmentations avec 0,3% sur un mois et 5,9% sur un an. Parmi ceux-ci, les viandes se sont renchéries de 0,7% (4,8% sur un an), les boissons de 0,3% (3,6% sur un an) et les autres produits alimentaires de 0,1% (7,4% sur un an), d'après l'Insee. Sur les douze derniers mois, l'inflation s'élève à 3% contre 3,1% en mars dernier, chiffre révisé à la baisse par l'Insee. L'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,3% entre mars et avril d'après l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Une accalmie après la forte hausse de l'inflation de 0,8% au mois de mars.L'énergie caracole en tête des hausses de prix sur le mois d'avril avec +1%, dopée par l'augmentation continue des produits pétroliers. Les produits alimentaires se placent sur la deuxième marche du podium en s'appréciant de 0,7% sur un mois. La hausse de l'indice des prix à la consommation est également nourrie par l'augmentation des services de 0,3% sur un mois, poussée par le renchérissement du coût des transports et des communications (+0,9%), ainsi que «dans une moindre mesure» par l'accroissement des prix de l'habillement de 0,6% sur un mois, précise l'Insee. Bayrou le Modemiste sort de sa retraite béarnaise
Commentaire : Heureusement que tous les établissements, administrations, associations et autres, de France et du Béarn, ne font pas de conférence de presse pour la mise en place d’un simple « règlement intérieur » ! Parti socialiste , Manuel Valls : La victoire assurée (humour)Le PS est mort, vive le PGF ! Ainsi le voudrait Manuel Valls, le député-maire d'Evry : à ses yeux, ce qui plombe les socialistes, c'est le mot socialiste , une référence qui les enferme dans le passé. Ce qui nuit au PS, c'est son nom même. Enlevez donc ce S maléfique, cachez ce PS fatidique et tout en sera changé, l'opposition sera requinquée et la gauche fraîche et dispose comme au petit matin d'un lendemain qui chante.
Manuel Valls a évidemment réfléchi au nom que porterait le futur ancien Parti socialiste : "Le Parti de la gauche française". Le changement d'enseigne, c'est une solution toute simple à laquelle les partis politiques devraient songer plus souvent, par exemple au lendemain de chaque défaite électorale. Un nouveau nom, une autre étiquette, un logo tout neuf, les commerçants font ça tous les jours pour placer leur marchandise. On ne peut tout de même s'empêcher d'avoir quelques doutes sur l'idée de Manuel Valls. "Parti de la gauche française", ça fait PGF en bref. C'est pas terrible. Pompes funèbres générales dans le désordre : mauvais parrainage. Et puis, si le mot socialiste est maudit, que dire du mot gauche ? De quelle gauche s'agit-il ? Modérée, ultra, sociale, radicale, européenne, nationale ? On ne sait pas. S'il a fallu, hier, une union de la gauche, c'est bien qu'il y a plusieurs gauches. Quelle gauche Manuel Valls veut-il au juste pour son PGF ? Il aurait été tellement plus simple de s'appeler "Parti français". Et d'ailleurs, pourquoi "français", qui va de soi ? "Le Parti" tout court ferait mieux l'affaire. Aucun mot, là, qui puisse fâcher quiconque, et c'est la victoire assurée. Xavier Darcos : Le service minimum d'accueil (SMA)"J'espère que je n'arriverai pas à la loi, que je n'y serai pas obligé, mais s'il le faut je le ferai." Xavier Darcos ne veut plus naviguer à vue avant les grèves d'enseignants. Dans un souci d'organisation du service minimum d'accueil, il a demandé "aux professeurs de se déclarer 48 heures à l'avance" pour que, a-t-il ajouté, "nous puissions nous organiser". Mardi matin sur RMC, le ministre de l'Éducation nationale n'a pas exclu de recourir à la loi, "parce que c'est nécessaire que nous sachions quand et où les professeurs seront en grève". "À la fin du quinquennat, le service minimum d'accueil (SMA) se sera imposé", a-t-il ajouté.
Le 24 janvier, la veille d'une première expérimentation du service minimum d'accueil, Xavier Darcos avait déjà prévenu qu'à défaut d'un accord "dans les deux mois" avec les syndicats, il passerait "par la loi". Face à cet ultimatum, les syndicats déplorent l'absence de propositions de concertation du ministère sur ce sujet depuis le début de l'année. Sur le nombre de communes prêtes à assurer le service minimum lors de la grève prévue jeudi dans l'Éducation et dans la Fonction publique, Xavier Darcos a estimé que l'application du service minimum d'accueil était rendue difficile "parce qu'un certain nombre de communes sont passées de droite à gauche" lors des élections municipales. "Nous avons cependant déjà plus de communes qui sont prêtes à le faire que la dernière fois. Nous en avions un peu plus de 2.000 [en janvier, NDLR], cette fois il y en aura 2.300 environ", a-t-il précisé. Passeport biométrique : Atteintes graves à la vie privée et aux libertés individuelles
Le gouvernement est passé outre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) en créant le nouveau passeport biométrique, qui devra contenir, outre une photo numérisée, les empreintes digitales de huit doigts.
Selon la CNIL, dont l'avis du 11 décembre 2007 a été publié au Journal officiel du 10 mai, "un sujet d'une telle importance devait passer devant le Parlement et nous n'avons pas obtenu les éléments qui permettent de justifier la création de cette banque de données", a résumé à l'AFP son président, Alex Türk. La CNIL note que la France va plus loin que la réglementation européenne, qui ne prévoit pas le recueil de l'empreinte de huit doigts mais de deux, ni la conservation des données en base centrale. Le dispositif français comporte "des risques d'atteintes graves à la vie privée et aux libertés individuelles" et il "ne peut être admis que dans la mesure où des exigences en matière de sécurité ou d'ordre public le justifient". Alors que la CNIL estimait que "l'ampleur de la réforme justifierait que le Parlement en soit saisi", le gouvernement a légiféré par un décret publié le 4 mai. May 13 Actu : Le projet de loi sur les OGM bloqué à l'Assemblée nationaleUne motion de procédure de l'opposition estimant qu"il n'y a pas lieu de délibérer" a été adoptée par surprise, cet après-midi, à une voix près. Elle bloque l'adoption du texte.
Une "question préalable" défendue par le communiste André Chassaigne a été en effet adoptée par 136 voix contre 135, à la surprise générale. Conséquence de celle-ci, le projet de loi Borloo-Kosciusko-Morizet est rejeté.
Le Premier-ministre devrait convoquer la Commission mixte paritaire Sénat-Assemblée pour soumettre à nouveau le projet de loi au vote des deux chambres. Pouvoir d'achat : «ce n'est pas foutu»
En visite dans l'Isère, le chef de l'Etat s'est dit déterminé à «aller chercher le point de croissance» qui manque à la France. Nicolas Sarkozy a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'abandonner sa quête d'une croissance plus forte pour la France et d'un meilleur pouvoir d'achat pour les Français.
Venu évoquer la loi de modernisation de l'économie (LME) qui sera discutée au parlement à partir du 27 mai prochain, le chef de l'Etat a assuré : «Je pense que ce n'est pas foutu. Il n'y a pas de fatalité» à une croissance que les économistes établissent à 1,7% en 2008. Nicolas Sarkozy promet qu'il «montrera l'exemple» en «allant chercher le point de croissance» manquant. Mais comment ? Pour le chef de l'Etat, la réforme est la clef de la relance. «Je n'ai pas été élu pour m'incliner devant tous les corporatismes et tous les immobilismes», a-t-il promis. «On ne peut pas avoir de résultat si on ne bouge pas. Il faut aller contre les tabous, les idées reçues». Concernant pouvoir d'achat, thème central de la campagne du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy a évoqué «trois manettes possibles» pour améliorer la vie quotidienne : les heures supplémentaires, la baisse des prix par la concurrence et l'intéressement. Des éléments en partie inclus dans la LME, qui introduit plus de concurrence dans la grande distribution, ce qui devrait estime le gouvernement, contribuer à faire baisser les prix. Nicolas Sarkozy a répondu aux détracteurs de ce texte, à gauche, mais aussi pour partie à droite, en promettant que le gouvernement «n'hésitera pas, sur tel ou tel sujet, à corriger si on s'est trompé». Avant d'assurer : «on veut aller de l'avant», car «je veux que la modernisation de notre économie se fasse au bénéfice du consommateur». Epargne : Christine Lagarde justifie sa réforme pour le Livret ALes inquiétudes sur le financement du logement social ne sont "pas justifiées", selon la ministre de l'Economie. La réforme prévoit l'extension de la distribution du Livret A à toutes les banques. La ministre de l'Economie Christine Lagarde estime que la réforme du Livret A ne constitue pas un "cadeau" pour les banques et que les inquiétudes pour le logement social ne sont pas "justifiées", dans un entretien mardi au journal Les Echos. Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais, avait jugé le 5 mai la réforme "totalement illisible" et "dangereuse" pour le financement du logement social, estimant qu'elle constituait un cadeau pour les banques. Christine Lagarde réfute ces accusations, en expliquant notamment que le versement d'une rémunération de 0,6% pour la collecte ne porte que sur les sommes centralisées à la Caisse des dépôts (70% contre 100% aujourd'hui) et n'est donc pas un "cadeau" fait aux banques. "Il est évident que nous ne paierons pas de commissions aux banques sur les 30% de la collecte qui resteront dans leur bilan", dit-elle. Cette réforme, intégrée dans le projet de loi de modernisation de l'économie (LME), prévoit notamment l'extension à toutes les banques de la distribution de ce produit d'épargne réservé jusqu'à présent à la Banque Postale, à la Caisse d'Epargne et au Crédit Mutuel (Livret Bleu). La ministre juge par ailleurs la réforme "on ne peut plus lisible pour l'épargnant" lequel "pourra ouvrir un Livret A dans l'établissement de son choix". Interrogé sur les inquiétudes du mouvement HLM, Christine Lagarde estime qu'elles ne sont pas "justifiées". "Le financement du logement social par les fonds d'épargne va devenir plus compétitif grâce aux économies que nous réaliserons en réduisant de près de moitié les commissions payées aux banques pour distribuer le livret A", dit-elle. Sur la compatibilité de la réforme avec la réglementation européenne, Christine Lagarde assure que la "qualification d'aide d'Etat" pour la rémunération de la collecte "n'est pas applicable". "Nous avons régulièrement discuté du projet de loi avec" la commissaire en charge de la concurrence, Neelie Kroes, qui selon la ministre "a pu constater que la réforme allait dans le bon sens". Alors que le gouvernement doit se pencher sur les niches fiscales dans le budget 2009, Christine Lagarde rappelle que le "propre du livret A est d'être un livret d'épargne défiscalisée" et assure qu'il "n'est pas envisagé d'ouvrir cette question à aucun titre". Reims : "La" Maire de Reims et la démocratie citoyenneMessage pour "la" Maire de Reims :
60% des Français estiment que la volonté du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, d'étendre le service minimum dans les écoles pour la grève des enseignants le 15 mai est "une bonne chose, car cela permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent", selon un sondage CSA/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Pour une socialiste qui défend de surcroit une démocratie locale, il serait bon qu'elle écoute et respecte (au moins une fois) l'opinion exprimée par ses concitoyens. Depuis son élection, Adeline Hazan affiche une politique "systématique" d'opposition gouvernementale à la sauce rose parisienne.
Il serait temps qu'elle s'occupe "à plein temps" (en passant au deuxième plan ses désirs nationaux), dans une politique locale de développement économique et sociale pour notre ville de Reims.
Grande distribution : Une réforme sous tension
Libéraux d'un côté, défenseurs du petit commerce et du monde rural de l'autre : la loi de modernisation de l'économie qui prévoit de débrider les règles dans la grande distribution est typiquement le genre de sujet sur lequel la majorité pourrait se déchirer. Mais de l'Élysée aux députés UMP, en passant par Bercy, le danger d'un nouveau couac politiquement ravageur a été bien identifié. Tout le monde prend des pincettes pour que le débat parlementaire ne tourne pas à la foire d'empoigne, notamment sur les périlleuses questions de l'ouverture de grandes surfaces et de la négociabilité des tarifs, qui ont réveillé les lobbys. À quinze jours de l'arrivée du texte à l'Assemblée nationale, Nicolas Sarkozy se rend mardi à Vienne, dans l'Isère. Accompagné du secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation, Luc Chatel, et de celui du Commerce et des PME, Hervé Novelli, le président de la République visitera une usine Yoplait. Il participera ensuite à une table ronde avec les acteurs du monde du commerce. Une séance de pédagogie supplémentaire pour faire passer le message : c'est en renforçant la concurrence que les prix pourront baisser et les Français gagner du pouvoir d'achat. L'Élysée affiche d'ailleurs des objectifs pour le moins optimistes : une baisse des prix de 3 points et un gain d'un point de croissance à horizon de deux ans. Dès vendredi, le chef de l'État a reçu les représentants du monde agricole et de l'industrie agroalimentaire, inquiets du projet. « Nous avons bien travaillé en concertation avec les parlementaires », affirme son entourage. Même son de cloche chez la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et parmi les élus de la majorité. «Grâce au travail que nous avons effectué avec Christine Lagarde et Jean-François Copé (président du groupe UMP à l'Assemblée), 80 % des sujets ont été déminés en amont», veut croire le député de Seine-et-Marne, Christian Jacob, chiraquien historique et ancien syndicaliste agricole. Alors ministre du Commerce, il s'était pourtant heurté à Nicolas Sarkozy qui, en 2004 à Bercy, voulait déjà libéraliser la grande distribution. Rapporteur du texte, Jean-Paul Charié affiche lui aussi sa bonne volonté. «On ne peut pas être pour la libre entreprise et être contre des formes ou des tailles de commerces» , déclare au magazine Linéaires le député du Loiret, qui pourfend depuis toujours les grandes surfaces. Néanmoins, la plupart des acteurs reconnaissent que deux points sensibles demeurent. D'abord, la possibilité pour les supermarchés de négocier les prix avec leurs fournisseurs. Une source gouvernementale assure qu'«un deal» avec l'aile de l'UMP réticente sur le sujet est possible sur ce point. Ensuite, la suppression des autorisations d'installation pour les magasins de moins de 1 000 m² (la taille d'un petit supermarché). Certains députés, au nom de la défense du petit commerce, «sont très obtus» sur ce point, poursuit la même source. Comme compromis, Christian Jacob propose que, entre 300 et 1 000 m2, la décision revienne au maire. L'Élysée promet de se montrer ouvert aux amendements. «Il n'y aura pas d'objection systématique dès lors que les propositions vont dans le sens de la politique voulue par le gouvernement.». May 12 Serbie: les pro-européennes remportent les élections législativesLes forces pro-européennes serbes ont remporté la victoire dimanche aux élections législatives, le président Boris Tadic se félicitant que la Serbie ait opté pour une "voie claire vers l'Europe". "Les citoyens de la Serbie ont (...) confirmé qu'il souhaitent que la Serbie fasse partie de l'Union européenne", a déclaré M. Tadic en appelant à la formation rapide d'un nouveau gouvernement.Les pro-Européens, regroupés autour du Parti démocratique (DS) du président Boris Tadic, étaient crédités d'environ 39% des voix contre 28% au Parti radical serbe (SRS, ultranationaliste) de Tomislav Nikolic, selon des estimations du Centre pour des Elections libres et la Démocratie (CESID). La présidence slovène de l'Union européenne (UE) a rapidement salué "une claire victoire" des forces pro-européennes, exprimant dans un communiqué l'espoir "qu'un nouveau gouvernement soit rapidement formé avec un programme résolument européen". M. Tadic a toutefois souligné que la voie de la Serbie vers l'UE ne détournerait pas la coalition pro-européenne de "l'autre but stratégique, la sauvegarde de la souveraineté" serbe sur le Kosovo, qui a déclaré son indépendance le 17 février. Les pro-Européens n'ont pas réussi à obtenir la majorité absolue et devront trouver des partenaires pour former une coalition gouvernementale ce qui, selon les analystes, donnera lieu à de difficiles négociations. Economie : Le Dollar se redresseC'est une règle intangible sur les marchés financiers. Il suffit que tout le monde - économistes, experts en tout genre, industriels, gestionnaires de fonds, spéculateurs, investisseurs professionnels et particuliers, hommes politiques - affirme le caractère inéluctable et irréversible d'une tendance pour que celle-ci s'arrête net et même s'inverse.Il y a deux semaines, il y avait unanimité pour dire que la chute du dollar allait non seulement se poursuivre, mais s'accélérer. Il s'est nettement redressé depuis.
Tout semblait pourtant en place pour un effondrement du billet vert : prévisions noires pour la croissance aux Etats-Unis, contagion de la crise des subprimes à d'autres compartiments du marché du crédit, système bancaire américain au bord de l'implosion, difficultés de financement d'une économie vivant à crédit, déficit gigantesque des comptes extérieurs américains, politique agressive de baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), incertitude électorale, envolée des prix du pétrole, laisser-faire de la Maison Blanche en matière de change, stratégie monétaire restrictive de la Banque centrale européenne (BCE), impuissance des Européens à faire entendre leur voix pour affaiblir l'euro, etc. Bref, le dollar ne pouvait que tomber. L'euro avait franchi le 22 avril la barre des 1,60 dollar, un seuil psychologique qui semblait précipiter le billet vert tout droit vers d'autres abîmes. Le pire semblait certain. Il n'est pas survenu. Le dollar, donné pour mort, est tout revigoré. Il cotait vendredi 9 mai 1,54 dollar pour un euro.Comme pour tout miracle, difficile de trouver une explication rationnelle à celui de la résurrection du billet vert. La flambée du pétrole se poursuit tandis que l'environnement économique et monétaire international n'a guère changé.Les indicateurs publiés outre-Atlantique indiquent que l'économie américaine fait au mieux du surplace et que si le besoin s'en fait sentir - par exemple de nouvelles défaillances bancaires - la Fed n'hésitera pas abaisser une nouvelle fois ses taux directeurs. En Europe, au contraire, rien ne laisse entrevoir un assouplissement monétaire. Le conseil de la BCE a décidé jeudi, à l'unanimité, de laisser inchangé son principal taux directeur à 4 %.Pour son président, Jean-Claude Trichet, "les fondamentaux économiques restent sains" et "il apparaît que l'économie s'est montrée résistante au premier trimestre". Surtout, M. Trichet continue à marteler que l'inflation reste l'"objectif premier" de la BCE et que la légère décrue observée en avril dans la zone euro (3,3 % contre 3,6 % en mars) n'a pas changé "la vision des choses" de l'institut d'émission, qui redoute toujours des effets de second tour, c'est-à-dire une contagion aux salaires.Enfin, si l'on veut rester rationnel, il est difficile d'attribuer le retournement de tendance du dollar à l'intervention musclée du premier ministre François Fillon. A Washington, celui-ci a dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Il a expliqué très ouvertement et très directement, devant le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, et le président de la Fed, Ben Bernanke, quelle était l'exaspération des Européens face au discours des dirigeants américains sur leur attachement supposé à "un dollar fort". "Comme nos amis américains, nous estimons que les fluctuations récentes ont été trop brutales. Le taux de change de l'euro est globalement surévalué", a-t-il fait valoir. "Mon message est simple : la zone euro ne peut pas supporter seule le poids de l'ajustement de toutes les monnaies", a souligné M. Fillon. "J'entends bien que les autorités américaines répètent ad nauseam que le dollar est trop faible et que l'économie américaine mérite un dollar plus fort. Il faut que nous trouvions ensemble les moyens de faire en sorte que cette affirmation se traduise dans les faits", a-t-il conclu. Sans doute les Américains ne sont-ils pas mécontents de voir le dollar reprendre un peu de couleur. Moins en raison des conséquences financières de cette remontée que du signal psychologique positif fort qu'elle envoie à une Amérique en plein désarroi et qui, pour la première fois depuis très longtemps, doute d'elle-même.Le redressement du billet vert signifie que le mouvement de défiance généralisé des investisseurs internationaux vis-à-vis des Etats-Unis, né de la crise des subprimes, est peut-être en train de toucher à sa fin. "Je crois réellement que le pire devrait être derrière nous", a indiqué M. Paulson. C'est aussi ce que semble dire, à sa manière, le marché des changes. May 11 PS : Delanoë et Royal «n'ont aucune chance» de gagner
Arnaud Montebourg affirme qu'ils n'obtiendront pas la majorité au congrès du PS pour en prendre la tête «car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs».
Un grand coup de pied dans la fourmilière. Connu pour ses déclarations tonitruantes, le bouillonnant Arnaud Montebourg a décidé de taper fort ce week-end en lançant un ferme avertissement à Ségolène Royal et à Bertrand Delanoë. Dans une interview au Journal du dimanche du 11 mai, le député PS affirme ainsi qu'ils «n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs». Le président du conseil général de Saône-et-Loire Montebourg estime en effet que le maire de Paris et l'ancienne candidate à la présidentielle «doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche». Avant d'ajouter : «Les Français n'ont que faire de connaître aujourd'hui notre candidat à la présidentielle, ils préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide, qui nous ferait revivre le congrès de Rennes». Arnaud Montebourg enfonce le clou. «Personne ne veut d'un premier secrétaire de transition ! Je souhaite un patron de parti capable de rassembler toutes les gauches. Nous avons besoin d'un super mécano pour réunir les radicaux, les Verts, les communistes, les citoyens, et pourquoi pas s'il le souhaite, le MoDem». Selon lui, «le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française», alors que «le premier secrétaire a vocation à devenir le premier ministre de la future gauche au pouvoir, au service du président élu en 2012». La liste des prétendants au poste de premier secrétaire étant déjà pléthorique, les socialistes | ||||